The Life and Times of the Thunderbolt Kid / Bryson

bryson

 

Souvenez-vous, Bill Bryson, cet énergumène qui après avoir passé plusieurs décennies au Royaume-Uni décide de retourner au pays pour nous abreuver de ses petites chroniques humoristiques sur la vie aux Etats-Unis. Bill Bryson qui m’avait également fait mourir de rire avec ses attitudes chétives et ses transports d’épicurien parti à l’aventure en Australie.

Continuer la lecture de The Life and Times of the Thunderbolt Kid / Bryson

Publicités

American rigolos / Bryson

Image

De retour aux Etats-Unis après avoir vécu vingt ans en Angleterre, Bill Bryson s’étonne : « Les Américains ont produit plus de prix Nobel que le reste du monde réuni. Et pourtant, selon un sondage, 13 pour 100 des Américaines sont incapables de dire si elles portent leur slip sous ou sur leurs collants. »

Continuer la lecture de American rigolos / Bryson

Nos voisins du dessous / Bryson

Image

Ces dernières semaines je devais découvrir avec stupeur qu’il existe une littérature australienne. Comme le mettent très bien en avant ces chroniques, on a tous un peu tendance à oublier que l’Australie existe même si on sait qu’elle est là, quelque part. D’ailleurs, qui peut citer le nom de son premier ministre ? Mystère.

Donc non seulement je devais découvrir que l’Australie avait un premier ministre, mais je devais en outre découvrir de bien nombreux autres aspects de son histoire et de sa culture, largement méconnus. Ce qui fréquemment, en des occasions et des lieux variés -plus ou moins adaptés- devait me conduire à m’exclamer tout haut « est-ce que tu savais que l’animal le plus venimeux de toute la création est une méduse à forme carrée?! », ou encore : « tu te rends compte qu’un billet d’avion Londres-Australie coûtait le prix d’une maison au milieu du XXème siècle ?! »

C’est en effet une des particularités bien sympathique de ce livre que de nous servir des petits faits ou histoires que nous ne serions jamais allés chercher nous-mêmes.

La nature « récit de voyage » de ce livre en fait un ouvrage pratiquement impossible à trouver à la FNAC, certes, mais surtout un livre vivant. La trame narrative se déroule au gré des pérégrinations de Bryson dans le pays. A l’occasion il nous ravit par ses réflexions personnelles (ou ses beuveries en compagnie du troisième âge dans un train) et intègre délicatement des faits historiques qui sont toujours bien documentés et très souvent cocasses.

L’inconvénient de ce genre de format reste le fait que le lecteur n’est pas invité à poursuivre sa lecture dans le but de voir comment se dénoue l’intrigue, puisqu’il n’y en a pas. Que l’on arrête sa lecture au milieu ou à la fin du livre concrètement cela ne change rien, mis à part que l’on se prive de deux trois anecdotes croustillantes.

D’où probablement une certaine lassitude qui se fait sentir en cours de route. Alors que l’on a déjà bien eu le temps d’apprécier le style jovial et cultivé de l’auteur, on s’aperçoit soudain qu’il nous reste 200 pages à lire.

D’autant que je dois admettre avoir été parfois légèrement agacée par l’optimisme à toute épreuve de Bryson, ce genre d’attitude mielleuse et enjouée qu’ont les américains et qui réussit à leur fait dire « oh fantastique ! » lorsqu’on leur fait visiter un élevage de vers de terre. A part ça c’est probablement cet engouement forcené pour l’Australie qui autorise Bryson à nous renseigner sur tant de sujets. Il s’avère de bon conseil dans pas mal de domaines : histoire du peuplement de l’Australie, connaissance des animaux dangereux, histoire de la construction des grandes villes, géologie…

Au final je pense que je prendrais son livre avec moi si je devais un jour partir à l’aventure en Australie. Et puis si vous ne cernez pas tout de suite la raison d’être de l’ouvrage, je vous conseille d’aller directement lire le dernier paragraphe de la dernière page, il y balance quelque chose comme « enfin bref, l’Australie est un endroit génial et c’est ce que je voulais dire ».

(En revanche il faudra m’expliquer qui décide de la traduction des titres des œuvres de Bill Bryson. Voici quelques exemples du passage de l’anglais au français qui me laissent perplexe :

In a Sunburned Country : nos voisins du dessous

I’m a Stranger Here Myself : American rigolos

The Lost Continent : Travels in Small-Town America : Motel blues – voyage dans l’Amérique profonde)