Cultiver le bonheur avec Florence Servan-Schreiber

 

3 kifs par jour servan schreiber

Pendant un an, Florence Servan-Schreiber, écrivaine-exploratrice de la vie s’est ouverte à la psychologie positive et ses bienfaits. Entre les Etats-Unis, la France, son for intérieur et sa famille, elle s’est intéressée à ces études qui démontrent que les gens heureux vivent plus longtemps, en meilleure santé, et font plus facilement front face aux vicissitudes de la vie. Encore un autre livre de développement personnel me direz-vous ? Eh bien pas du tout !

Je ne suis pas fan des livres aux titres accrocheurs que l’on trouve par milliers dans les librairies : « comment être heureux en 1653 points » ou « comment résoudre vos problèmes sans sortir de votre lit ». D’ailleurs, je regarde si peu souvent de ce côté-là des rayonnages que j’aurais pu manquer cette pépite. La vérité c’est que j’ai l’ai découverte par hasard, au détour d’un expédition nocturne aux toilettes qui m’a fait passer devant le bureau de ma grand-mère sur lequel le livre était posé.

Déjà, je n’aime pas le mot « kif », c’est comme ça. Encore moins sur un livre qui me donne l’impression de tenter désespérément de parler à ma nature de « jeune ». Mais je ne crois pas mentir en disant que j’en ai bien lu une dizaine ou une vingtaine de pages, là, au milieu de la nuit, debout dans la pénombre. L’écriture était fluide, incroyablement efficace tout en n’étant pas mécanique. Je m’explique : vous ne trouverez pas ici de listes sans fin de conseils débités du haut d’une chaire par quelque auteur qui aura oublié, le temps de la rédaction, sa propre nature d’humain. Pas de pelletées d’études sociologiques et de clef du bonheur en seulement 25 minutes.

Ce que propose Florence Servan-Schreiber, elle le livre après l’avoir testé sur elle. Elle propose à chacun de trouver en soi ses qualités, ses défauts, à se mettre en quête de ses envies et intuitions profondes pour enfin entrer en concordance avec le monde qui l’entoure. Ce qu’elle propose c’est de trouver quelle est notre place – dans le monde, dans son travail, son cercle d’amis – comment l’occuper et comment en retirer l’énergie qui nous aidera à affronter les imprévus, les jours gris et les coups durs.

Et comme Servan-Schreiber est elle aussi un humain qui galère à trouver un appartement et qui de temps en temps se fait licencier de son travail, c’est par elle qu’elle commence son cheminement. Car ce livre est une démarche humaine, vivante, documentée et touchante d’une personne de chaire et d’os qui ne prétend pas connaitre les réponses mais a au moins le mérite de les chercher. Et comment mieux inspirer les autres qu’en leur montrant le chemin que l’on a parcouru nous-mêmes ?

Peut-être vous demanderez-vous, du coup, ce que c’est que cette histoire de kifs. Je cite la quatrième de couverture :

Un kif c’est un événement, une rencontre, une sensation ou une image qui nous fait du bien et qui nous permet de cerner ce qui nous rend heureux.

Le kif résulte d’une attention consciente et délibérée à notre environnement. Il peut émerger de toutes ces choses qu’on fait sans en retirer la beauté : marcher pour aller faire les courses et observer un rayon de soleil, saluer son voisin, écouter une chanson et penser à un souvenir heureux. La psychologie positive, telle que l’illustre l’auteur, propose de reprendre contact avec son environnement, les autres et soi-même. D’ailleurs contrairement à la pensée positive, qui tend à glisser sous le tapis tout ce qu’il peut y avoir de frustrant et de décourageant à vivre parfois, il ne s’agit pas ici d’occulter le négatif mais de le dépasser en acceptant sa présence.

Etant très en vie, accepter de pleurer au cinéma est bien le minimum que je puisse faire pour être moi. En réprimant les pensées négatives, nous écrasons les positives. Laisser toutes les émotions nous pénétrer nous assure d’en ressentir de très fortes.

Lister trois petits bonheurs à la fin de la journée ne prend que quelques minutes et l’on en tire sérénité et joie. Lire 3 kifs par jour – et autres rituels recommandés par la science pour cultiver le bonheur – fait la même chose. J’en suis sortie plus confiante en mes propres capacités et fermement résolue à collectionner les rayons de soleil.

 

 

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