Dans l'ombre de Mary / Hancock

mary

Sorti sans faire grand tapage entre des Monuments men ou des Her attendus et largement commentés dans la presse, Dans l’ombre de Mary nous propose une balade au pays de Disney dans les chatoyantes années 60.

Point de Mickey en noir et blanc ou de dessin animé de notre enfance cette fois néanmoins. Le film aborde par le petit bout de la lorgnette une histoire dont le côté épique n’a rien à envier aux combats que livrent nos héros de VHS préférés : l’histoire de l’adaptation au cinéma du roman Mary Poppins.

Ce que je ne savais pas (mais qui le savait ?) c’est que bien avant d’être un film, Mary Poppins était un roman. Paru en 1934 il apportera le succès à son auteur : Pamela Lyndon Travers, brillamment incarnée à l’écran par une Emma Thompson à l’inflexibilité implacable.Tout tourne donc autour de ce personnage central : Pamela Travers, qui détient les droits de son roman et refuse catégoriquement à Walt en personne toute adaptation cinématographique, toute effrayée qu’elle est par cette gangrène des temps modernes : le dessin animé.

Gravitant sur plusieurs époques, le scénario dresse un parallèle explicite entre le passé difficile de la petite Hélène (qui choisira un pseudonyme rendant hommage à son père plus tard) et le présent de la Pamela intransigeante qui donne des cheveux blancs à Walt.

Tom Hanks incarne d’ailleurs un Walt Disney débonnaire, sympathique incarnation du self-made man, le côté gentleman en plus. Si courtois qu’il fait à fait la cour pendant vingt longues années à Pamela Travers pour l’obtention des droits de diffusion au moment où le film débute.

Los Angeles, au début des années 60. A court d’argent Pamela accepte de se rendre dans le fief de Walt Disney auquel elle refuse ses bonnes grâces depuis vingt ans pour élaborer un scénario qui respecte ses exigences. Commence alors le ballet de leurs relations houleuses. Des réunions entre les scénaristes et la lady difficile naitra, on le sait déjà, le film que tout le monde connait mais il est moins évident alors que le projet finira par prendre forme tant il est difficile de contenter l’auteur sur l’adaptation de son bébé.

Car c’est bien ce dont il s’agit : Mary Poppins n’est pas qu’une fiction inventée pour amuser les enfants. Et il faut le comprendre pour cerner la fragilité et les angoisses de petite fille de l’auteur. Voilà ce que devra découvrir Walt pour parvenir à convaincre Pamela de le laisser s’approprier sa Mary.

A cet égard le film ne peut s’empêcher de faire dans un sentimentalisme trop sucré et quelque peu surfait de temps en temps. On leur pardonne aisément : il serait mensonger de prétendre que l’univers Disney n’est pas un peu kitsch mais comme c’est précisément comme ça qu’on l’aime on ne lui en tient pas rigueur. La virée dans les sixties à Hollywood, avec force voitures rutilantes et tailleurs colorés, vaut le détour quoi qu’il en soit. On s’offre donc un moment de détente, la conscience tranquille. Il s’agit presque d’une pièce d’histoire !

Le film est produit, entre autres, par Walt Disney Pictures..Eh oui, on ne se refait pas.

Publicités

2 réflexions au sujet de « Dans l'ombre de Mary / Hancock »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s