The Grand Budapest Hotel / Wes Anderson

The-Grand-Budapest-Hotel

Aujourd’hui sort le dernier film en date de Wes Anderson qui nous avait l’année dernière régalé avec son pétulant Moonrise Kingdom.

Il revient cette année, fidèle à lui-même, avec un film qui commence tel un conte de fées, avec livre qui s’ouvre sous nos yeux ébahis. Comme dans la famille Tenenbaum l’intrigue se livre chapitre par chapitre après une cascade de mises en abyme qui s’emboitent les unes les autres et finissent par nous révéler le Grand Budapest Hotel à son heure de gloire, dans l’entre-deux guerres.

Dans un pays fantasmé d’Europe de l’est l’hôtel est alors la quintessence du luxe et d’un savoir vivre teinté de nombreux mots et noms français où des invités prestigieux se succèdent pour se faire choyer par Monsieur Gustave, le maître d’hotel aux manières exquises (et peu déontologiques).

Secondé par son fidèle groom, zéro, véritable disciple dans l’apprentissage de l’art de recevoir, Monsieur Gustave est rapidement impliqué dans une série de rebondissements qui impliquent un gros héritage, une peinture un peu ridicule et un gros casting d’acteurs connus comme Murray Abraham, Léa Seydouc ou Mathieu Amalric.

Le film ne se départit pourtant jamais de son côté onirique et décalé, caractéristiques hautes en couleurs qui font la patte de Wes Anderson.

Les plans, décors, costumes, attitudes sont travaillés à l’extrême, les personnages fignolés avec délicatesse. Au-delà du film en lui-même l’univers inventé par le réalisateur semble sortir de terre et tous les efforts sont déployés pour que l’on y croie. L’hôtel est présenté à deux moments différents de son histoire dans des époques et des modes différentes. Le soir de l’avant-première nous nous sommes vu offrir des petits gâteaux de chez Mendel’s -le pâtissier du film- et détail amusant, vous pourrez également sentir le parfum mythique du film, L’air de Panache, réellement produit à l’occasion du film par le parfumeur parisien Nose en collaboration directe avec le réalisateur. Je vous renvoie à ce lien (ici) qui explique plus longuement l’idée de cette collaboration.

J’ai pu m’en procurer un exemplaire et je dois dire que si la fragrance n’est pas très virile (à l’image de Monsieur Gustave), ses notes sont particulièrement fruitées, subtiles et délicates. Je trouve d’ailleurs le geste de se parfumer à l’ancienne, avec la petite pompe qu’il faut presser, absolument génial et rétro.

Voilà une poétique manière de prolonger l’expérience du film tout en donnant un peu plus de réalité à son univers coloré.

noseCrédit photo : Le Monde

 

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2 réflexions au sujet de « The Grand Budapest Hotel / Wes Anderson »

    1. C’est vrai que mon article ne prend pas explicitement parti mais oui ! C’est frais, décalé et pas ennuyant et pour une fois ça fait du bien (un peu de naïveté et de fraîcheur). J’espère en lire votre critique bientôt !

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